Dionaea muscipula

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Dionaea muscipula

Dionaea muscipula, communément appelée “dionée” ou “attrape-mouche de Vénus”, est une plante carnivore d’une dizaine de centimètres de diamètre, qui fait partie des végétaux les plus fascinants. Elle est pourvue de pièges qui se referment en quelques dixièmes de seconde lorsqu’un insecte s’y engage. Celui-ci est détecté par de petits cils sensitifs, qui déclenchent la fermeture de la trappe après un double contact. La proie est ainsi emprisonnée, puis digérée grâce à un fluide enzymatique qui dissout ses chairs. La “soupe” nutritive qui en résulte est ensuite absorbée dans les tissus végétaux.

Cette plante carnivore croît exclusivement dans quelques tourbières de la Caroline du Nord et du Sud, aux États-Unis, dans un climat tempéré à subtropical.



Structure du piège de la dionée

Détail d'un piège de Dionaea muscipula
  • 1. Lobe. Le piège de la dionaea muscipula est constitué de 2 lobes réniformes reliés à leur base par une nervure plus ou moins courbée. Un lobe mesure de quelques millimètres, chez les jeunes plantes, à 4 cm de longueur (exceptionnellement plus), et de 3 à 20 mm de largeur. Lors de la fermeture du piège, chaque lobe se bombe pour créer un volume où la proie sera digérée, dans un liquide enzymatique.


  • 2. Cils marginaux. Sur la marge opposée à la nervure, chaque lobe produit 15 à 20 cils (rarement plus) légèrement inclinés vers l'intérieur. Sur un piège de taille moyenne (3 cm), ils mesurent entre 1 mm (aux extrémités) et 8 mm (au centre). À la fermeture du piège, les cils s'entrecroisent pour assurer que la proie ne puisse pas s'évader. Il arrive que le repli cause le choc de deux cils ; ceux-ci plient alors sans casser. Le plus souvent, tout au long du processus de digestion, ils se décroisent et deviennent parallèles, mais ce n'est pas systématique.


  • 3. Surface de digestion. Recouvrant la face interne de chaque lobe, elle est parsemée de centaines de glandes digestives généralement roses à rouges (parfois jaunes ou vertes). Sur la nervure séparant les lobes, ainsi que sur les zones périphériques de la surface de digestion, elles sont plus clairsemées.


  • 4. Cils détecteurs. Généralement au nombre de 3 par lobe (parfois 4, et exceptionnellement plus), ils sont situés au centre de la face interne, et disposés en triangle. Leur longueur varie entre 0,5 et 3 mm en fonction du gabarit du piège. Pour déclencher la fermeture du piège, un cil doit être touché 2 fois, ou 2 cils différents doivent être touchés une fois chacun, en un laps de temps inférieur à 20 secondes. Au-delà, le piège se fermera lentement et/ou de façon incomplète, diminuant son efficacité. Pour que le processus se déroule à vitesse normale après les 20 secondes, d'autres stimulations des cils sont nécessaires.


  • 5. Glandes nectarifères. Localisées sur une bande étroite allant de part et d'autre de la face internet des lobes, entre la surface de digestion et les cils marginaux, ce sont de très petites glandes sessiles invisibles à l’œil nu. Leur production de glucides participent à l'attraction des insectes, qui viennent s'en nourrir en parcourant le piège d'un bout à l'autre, risquant à tout moment de toucher un des cils détecteurs. La zone des glandes à nectar est généralement à l'air libre lors de la digestion.

Mode de culture

Substrat : 70 % tourbe blonde + 30 % de drainant (sable, perlite, vermiculite)


Humidité : Gardez le pot dans 3 cm d'eau pour cela utilisé des soucoupes, pour la période de l'hiver gardez le substrat juste humide. La pulvérisation d'eau n'est pas utile. Toujours de l'eau de pluie, déminéralisé ou osmosé.


Luminosité : Mi-ombre donne de bons résultats, le plein soleil leur donne plus de pigmentation, mais il faut les habituer tous doucement au risque de les faire "griller".


Température : Climat tempéré. C'est-à-dire de 15°C à 35°C. Pour l'hiver respectez leur période de repos mettez là entre 4°C et 10°C maximum.


Période de repos : un peu près de novembre a mars. avant la période d'hiver préparé là en diminuant la fréquence des arrosages.


Taille : En cas de pourriture si possible coupé que les pièges en laissant limbe du pétiole pour la photosynthèse. Pour bien retenir coupé tout ce qui ne fait pas esthétique avec un outil bien tranchant.


En résumé

Fleurs de Dionaea muscipula
  • Cultiver la plante à l’extérieur ou en véranda/serre fraîche l’hiver, avec un maximum de soleil et sans craindre la température ambiante.
  • Utiliser un mélange à base de tourbe blonde ou de sphaigne.
  • Garder son substrat très humide du printemps à l’automne, avec de l’eau de pluie, déminéralisée ou osmosée, et employer une autre eau uniquement en cas de pénurie.
  • Utiliser un pot en plastique, de grande taille, et muni de trous de drainage, placé sur une soucoupe pour faciliter l’irrigation.
  • Laisser les insectes se faire piéger eux-mêmes.

A NE PAS FAIRE :

  • Cultiver la plante à l’intérieur toute l’année, dans un endroit peu lumineux, ou la rentrer au chaud dès qu’il commence à faire froid.
  • Utiliser un terreau classique, de la terre de jardin ou un autre terreau de jardinerie.
  • Arroser avec de l’eau de robinet, de l’eau de source ou minérale, de l’eau issue d’un ruisseau ou d’une rivière (potentiellement calcaire ou polluée).
  • Changer sans arrêt la plante de place, ou la rempoter plusieurs fois par an.
  • La nourrir manuellement avec de la viande ou lui donner de l’engrais.
  • Refermer les pièges de manière artificielle. Cela épuise la plante et réduit considérablement son espérance de vie.


Les cultivars de Dionaea

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